Signes vitaux - Les fondations communautaires prennent le pouls des villes canadiennesFondations communautaires du Canada

SIGNES VITAUX DU CANADA 2011
RÉSULTATS PRINCIPAUX

1. Nouveau départ 6. Éducation
2. Santé 7. Travail
3. Économie 8. Sécurité
4. Inégalités socio-économiques 9. Appartenance et leadership
5. Environnement 10. Logement
  11. Arts et culture

SantÉ – ObÉsitÉ

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Si l’obésité est l’un des problèmes de santé le plus facile à reconnaître, sa solution semble être plus difficile à trouver. Malgré une attention et une intervention accrues de la part des décideurs, des entreprises et du secteur sans but lucratif, notre taux d’obésité ne cesse de grimper.1Les statistiques les plus récentes (2010) révèlent que 18,1 pour cent des adultes canadiens se déclarent obèses, une hausse de 2,8 points de pourcentage par rapport à 2003 (tableau 1).2 Selon les données fondées sur la mesure du poids et de la taille3, la prévalence de l’obésité serait encore plus élevée : environ un adulte sur quatre et un enfant sur onze.4

Tableau 1 – Taux d’obésité autodéclarée (population de 18 ans et plus) au Canada, 2003, 2005, et 2007-2010


Source : Institut canadien d’information sur la santé, Rapports sur les indicateurs de santé

Ces données sont saisissantes. Au cours de la dernière décennie, la croissance épidémique de l’obésité au Canada a donné lieu à des mises en garde de plus en plus pressantes.5,6  Dans le but de freiner le problème, tous les paliers de gouvernement ont adopté un éventail de mesures et de politiques : 7,8

  • Meilleur étiquetage
  • Accès plus limité à la « malbouffe » dans les écoles
  • Programmes de santé maternelle et infantile
  • Guides d’activité physique pour les enfants et les adolescents
  • Programmes de promotion de la saine alimentation à l’intention des communautés autochtones
  • Diminution des gras trans dans les produits alimentaires
  • Révision du Guide alimentaire canadien
  • Incitatifs fiscaux destinés à promouvoir l’activité physique

En 2007, le gouvernement fédéral a financé le rétablissement de ParticiPACTION9 et introduit le Crédit d’impôt pour la condition physique des enfants. Ces deux initiatives visaient à encourager et à soutenir l’activité physique au quotidien. Le crédit d’impôt, par exemple, permet aux parents de réaliser des économies fiscales pouvant atteindre 75 $ par enfant (15 pour cent d’une somme maximale de 500 $ consacrée aux activités sportives et récréatives admissibles). Ce montant de 75 $ peut être doublé si l’enfant présente un handicap.

Ces interventions donnent-elles des résultats ?  Pas encore. De façon générale, la prévalence de l’obésité au Canada a augmenté, et la tendance ne semble pas se renverser. En 2010, parmi les principales RMR canadiennes (régions métropolitaines de recensement), Vancouver a enregistré le taux d’obésité autodéclarée le plus faible (9,8 pour cent), suivie de Québec (11,3 pour cent) et de Toronto (14,8 pour cent), alors que St. John’s (30,4 pour cent), Winnipeg (24,0 pour cent) et Halifax (23,4 pour cent) affichaient les taux les plus élevés (tableau 2).

Tableau 2 – Taux d’obésité (population de 18 ans et plus) dans les principales RMR, 2010


Source : Institut canadien d’information sur la santé, Rapports sur les indicateurs de santé

En 2010 toujours, parmi les villes qui participent à Signes vitaux, le taux le plus faible et le taux le plus élevé ont été enregistrés par des petites villes : Sunshine Coast, Squamish et Powell River en CB (6,2 pour cent), et Grande Prairie en Alberta part (26,8 pour cent). On ne remarque cependant aucune constante dans les centres urbains (tableau 3).

Tableau 3 - Taux d’obésité (population de 18 ans et plus) dans les collectivités participantes, 2010


1- Inclut Sunshine Coast, Squamish et Powell River
2- Inclut Golden et Columbia-Shuswap A
3- Inclut Kelowna, Penticton et Vernon
Source : Institut canadien d’information sur la santé, Rapports sur les indicateurs de santé

Comme l’illustre le tableau 4 ci-dessous, l’obésité au pays est généralisée. On évalue que son coût économique actuel oscille entre 4,6 et 7,1 milliards $ par année.10

Tableau 4 - Taux d’obésité (population de 18 ans et plus) par province, 2010


Source : Institut canadien d’information sur la santé, Rapports sur les indicateurs de santé

L’obésité survient lorsque le corps consomme plus de calories qu’il n’en brûle, ce qui entraîne une suraccumulation de réserves lipidiques. Auparavant, on pensait que l’obésité était simplement causée par des excès alimentaires et le manque d’exercice. Bien qu’il s’agisse de facteurs contributifs importants, nous savons maintenant que l’obésité est un problème de santé complexe qui repose sur le mode de vie ainsi que sur des facteurs génétiques, culturels, sociaux, comportementaux et environnementaux.

Bien que les connaissances scientifiques sur l’obésité continuent d’évoluer et demeurent incomplètes, nous savons qu’elle comporte de nombreux risques pour la santé. Parmi les problèmes les plus courants, on retrouve l’hypertension, l’hypercholestérolémie, les affections respiratoires, les douleurs articulaires et plusieurs maladies chroniques dont les cardiopathies, le diabète de type 2 et certains types de cancer. L’obésité est également associée à des problèmes non médicaux comme la faible estime de soi, la discrimination et la difficulté à se trouver un emploi. Elle n’affecte donc pas seulement l’état de santé et l’espérance de vie, mais également la qualité de vie dans son ensemble.

À l’heure actuelle, on compte au Canada plus de personnes obèses que jamais. Les causes qui sous-tendent cette épidémie sont complexes et multiples. Selon les experts, malgré l’éventail de stratégies gouvernementales mises en place, il n’y a toujours pas d’approche multi-volets concertée. Récemment, le gouvernement albertain a lancé une nouvelle initiative sur l’obésité qui coordonne les nombreuses stratégies de prévention et d’intervention. On estime que l’obésité coûte aux contribuables albertains plus de 1,4 milliard $ annuellement en soins de santé, baisse de la qualité de vie et perte de productivité. Lors de la première année de son plan quinquennal, le gouvernement investira près de 11 millions $ pour la formation en gestion du poids des professionnels de la santé, l’information à la population et un accès plus grand à la chirurgie bariatrique.  Parmi les collectivités qui participent à Signes vitaux, ce sont celles de l’Alberta qui rapportent les taux d’obésité les plus élevés, Grande Prairie arrivant en tête avec un taux d’obésité adulte de 26,0 pour cent. Dans le cadre de cette initiative sur l’obésité, on créera à Grande Prairie une nouvelle clinique spécialisée notamment dans la chirurgie bariatrique pour desservir les populations nordiques.

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1 Shannon, M. (2011). The history of obesity in children. Retrieved from http://www.livestrong.com/article/364363-the-history-of-obesity-in-children/#ixzz1VsTQ61Qz.

2 L’outil de mesure de l’obésité le plus couramment utilisé est l’indice de masse corporelle (IMC). D’un point de vue statistique, une personne qui présente un IMC de 30 ou plus est jugée obèse. Toutefois, cette mesure peut être trompeuse puisqu’elle ne tient pas compte de la proportion de masse grasse et de la masse osseuse (par exemple, une personne musclée pourrait avoir un IMC supérieur). L’IMC s’avère cependant un indicateur utile.

3 Les estimations de l’obésité varient selon qu’elles se fondent sur des mesures autodéclarées ou directes. La plupart des études montrent que les autodéclarations sous-estiment le poids et surestiment la taille. [Shields, M., Connor Gorber, S., et Tremblay, M. (2008). Estimations de l’obésité fondées sur des mesures autodéclarées et sur des mesures directes, Catalogue 82-003), 19(2). Tiré de http://www.statcan.gc.ca/pub/82-003-x/2008002/article/10569-fra.pdf].

4 Agence de la santé publique du Canada et Institut canadien d’information sur la santé (2011). L’obésité au Canada. Tiré de https://secure.cihi.ca/estore/productFamily.htm?locale=fr&pf=PFC1636.

5 Fondation des maladies du cœur du Canada (2003). Le fardeau croissant des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux au Canada. Tiré de http://www.cvdinfobase.ca/cvdbook/Fr/Index.htm.

6 Institut canadien d’information sur la santé (2003). L’obésité au Canada : Identifier les priorités politiques.  Tiré de http://secure.cihi.ca/cihiweb/products/CPHI_proceed_f.pdf.

7 Parlement du Canada (2007). Des enfants en santé : une question de poids. Rapport du Comité permanent de la santé. Tiré de http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?Mode=1&DocId=2795145&File=0 &Language=F.

8 Parlement du Canada. Réponse du gouvernement au septième rapport du Comité permanent de la santé. Des enfants en santé : une question de poids. Disponible à : http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=3067091&Mode=1 &Language=F.

9 http://www.participaction.com

10 Agence de la santé publique du Canada et Institut canadien d’information sur la santé (2011). L’obésité au Canada. Tiré de https://secure.cihi.ca/estore/productFamily.htm?locale=fr&pf=PFC1636.

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