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| Inégalités socio-économiques | Sécurité |
| Santé et bien-être | Éducation |
| Logement | Nouveau départ |
| Arts et culture | Evironnement |
| Travail | Appartenance et leadership |
Inégalités socio-économiques
Quelle que soit la façon dont on mesure la pauvreté des enfants au Canada, elle persiste à des degrés que les Canadiens trouvent inacceptables.
On mesure généralement la pauvreté à l’aide des deux outils suivants : le Seuil de faible revenu (SFR) qui mesure la proportion de la population consacrant 63,6 % de ses revenus à des besoins de base, soit la nourriture, le logement et les vêtements; et les Mesures de faible revenu (MFR) qui déterminent la pauvreté relative, c.-à-d. la proportion de la population dont les revenus sont inférieurs à la moitié du revenu moyen.
En 1989, lorsque la Chambre des communes a adopté à l’unanimité une résolution visant à éliminer la pauvreté des enfants canadiens d’ici l’année 2000, le taux de pauvreté des enfants était de 15,1 % (SFR avant impôts). En 2000, ce taux avait augmenté à 18,1 %.1 Les chiffres les plus récents nous font prendre conscience que nous avons réalisé peu de progrès. En 2006, le taux de pauvreté des enfants était de 15,8 %, un pourcentage encore plus élevé qu’au moment de l’adoption de la résolution. Mesuré après impôts, ce taux est pratiquement inchangé depuis 1989, ce qui signifie que plus de 700 000 enfants canadiens vivent toujours sous le seuil de faible revenu.
Et la situation est encore pire lorsqu’on mesure la pauvreté relative à l’aide des Mesures de faible revenu. En 2006, plus de 1,6 million d’enfants canadiens (23,1 %) vivaient dans des familles sous le seuil de la pauvreté (avant impôts).2 Lorsqu’on prend les mesures après impôts pour tenir compte des effets de redistribution de notre système fiscal, le taux MFR chute à 19,6 %, ce qui représente encore un enfant canadien sur cinq.3


- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-I-2-c-ii.pdf
- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-I-3-a.pdf
- Statistiques Canada: CANSIM Table 111-0015 and 202-0802
Il y a de plus en plus de données qui montrent que les investissements qui visent les plus jeunes citoyens du Canada sont parmi les investissements des contribuables qui offrent le meilleur rendement. Chaque dollar dépensé pour garantir un bon départ au cours des premières années d’existence permettra de réduire les coûts à long terme associés aux soins de santé, aux toxicomanies, à la criminalité, au chômage et à l’aide sociale. De plus, les enfants canadiens deviendront des adultes plus scolarisés, mieux adaptés et plus productifs. Au cours des dernières décennies, le Canada a réussi à réduire la pauvreté chez les personnes âgées. Nous sommes en mesure de réaliser les mêmes progrès chez les enfants.
Dr David Butler-Jones, administrateur en chef de la Santé publique au Canada,
Rapport sur l’état de la Santé publique au Canada, 2008
Sécurité
Même si les Canadiens conduisent davantage, nos routes deviennent plus sûres. Les infractions au Code de la route ont beaucoup diminué ces 15 dernières années — particulièrement pour la conduite en état d’ébriété, le défaut de demeurer ou d’arrêter sur la scène d’un accident, et la conduite pendant une période d’interdiction — et le taux de ces infractions représente actuellement moins de la moitié du taux de 1991.4 En 2007, le taux d’infractions criminelles au Code de la route s’élevait en moyenne, au Canada, à 400 infractions pour 100 000 habitants. En 1991, ce taux était de 806 pour 100 000 habitants. À Red Deer, Alberta, les infractions au Code de la route ont chuté de plus de 80 % depuis 1991 (3 220 pour 100 000 habitants), mais ce taux qui s’établissait, en 2007, à 535 infractions pour 100 000 habitants était encore plus élevé que la moyenne nationale. En 2007, le taux d’infractions au Code de la route a été le plus élevé des 15 dernières années à Ottawa, mais il était toujours inférieur à la moyenne nationale : 302 infractions pour 100 000 habitants.5

- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-II-3.pdf
- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-II-3.pdf
Santé et bien-être
Chaque année, davantage de Canadiens deviennent obèses. L’obésité est l’une des principales causes des maladies cardiaques, des attaques et du diabète de type 2, et elle augmente le risque de souffrir de nombreux autres problèmes de santé, notamment la haute pression artérielle, l’ostéoarthrite, le cancer du sein et le cancer du côlon, et la dépression.6 Selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (2007), quatre millions d’adultes canadiens ou 16 % de tous les adultes sont obèses, et huit millions d’adultes ou 32 % des adultes souffrent d’embonpoint.7 Le taux d’obésité des Canadiens, mesuré grâce aux données qu’ils ont transmises eux-mêmes quant à leur taille et leur poids afin de calculer leur indice de masse corporelle, a augmenté régulièrement au cours de la dernière décennie. Un peu plus d’hommes (17,1 %) que de femmes (15 %) sont obèses, et cette condition frappe davantage les personnes de 45 à 64 ans (19 %).8 Le taux d’obésité varie de façon assez significative selon les différentes régions canadiennes; il s’établit au plus haut niveau, soit 22 %, à Terre-Neuve et au faible niveau, soit 11,5 %, en Colombie-Britannique.9 Il convient de souligner qu’il est probable que le taux d’obésité soit plus élevé que le taux estimé, car les personnes participant à l’enquête ont tendance à surévaluer leur taille et à sous-estimer leur poids.


- L’activité physique améliore la santé — les faits le prouvent, Agence de la santé publique du Canada, Modes de vie sains
- Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2007;
- Statistiques Canada, Canadian Community Health Survey
- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-III-3.pdf
Éducation
Davantage de Canadiens terminent leurs études secondaires. En 2007, 22,2 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus n’avaient pas de diplôme d’études secondaires, une importante amélioration par rapport à 1990 où 37,8 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus n’avaient pas terminé leurs études secondaires.10 Et on a noté des progrès à ce chapitre dans tout le Canada. Il existe toutefois un écart préoccupant entre les hommes et les femmes. Tandis que, dans les groupes plus âgés, la tendance est que davantage d’hommes que de femmes ont terminé leurs études secondaires, aujourd’hui cette tendance est inversée : parmi les jeunes adultes de 25 à 44 ans, le nombre d’hommes qui n’ont pas terminé leurs études secondaires est de plus de 30 % supérieur à celui des femmes.11

- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-IV-3-a.pdf
- Calculé par le Centre d’études des niveaux de vie avec des données qui proviennent de L'Enquête sur la population active (EPA)
Logement
Dans certaines collectivités, il peut être très difficile de trouver un logement à louer. L’offre de logements à louer fluctue dans tout le Canada, car les Canadiens déménagement en raison des possibilités d’emploi.12 En 2007, on retrouvait dans les collectivités de Signes vitaux des taux d’inoccupation allant de 7,1 % à Fredericton à moins de 0,5 % à Sudbury et Victoria pour un logement de deux chambres à coucher, tandis que la moyenne nationale était de 2,6 %.13

- Rapport sur le marché locatif : Faits saillants pour le Canada, printemps 2008, Société canadienne d’hypothèques et de logement
- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-V-3.pdf
Nouveau Départ
Le revenu des immigrants ne croît pas au même rythme que celui des non-immigrants. Alors que le revenu moyen réel des familles canadiennes non immigrantes a augmenté de 5,3 % de 2000 à 2005, le revenu des familles immigrantes a diminué de 1 %. Et le revenu des immigrants récents (ceux qui sont au Canada depuis moins de cinq ans) a diminué de 3,2 %.14
Et l’écart s’accentue entre les revenus des gens nés au Canada et les revenus de ceux qui sont nés à l’étranger. En 2000, la différence entre le revenu moyen des immigrants qui vivent au Canada depuis plus de cinq ans et le revenu moyen des non-immigrants n’était que de 2,5 %.15 En 2005, cette différence s’était accrue à 8,3 %, ce qui permettait de douter d’une éventuelle égalité des revenus au fil des années. À l’exception de St. John’s, où les immigrants gagnent des revenus supérieurs de plus du tiers à ceux des non-immigrants, cette inégalité croissante se vérifiait dans toutes les collectivités de Signes vitaux.
La situation est encore plus difficile pour les immigrants récents. En moyenne, le revenu des immigrants récents au Canada était de 35 % inférieur à celui des non-immigrants. En d’autres termes, pour chaque dollar gagné par un non-immigrant, un immigrant récent gagnait 65 cents. Dans les plus grandes villes canadiennes, le revenu des immigrants récents représentait la moitié du revenu moyen des familles non immigrantes : à Toronto, 50 %; à Montréal, 51,1 %; et à Vancouver, 51,8 %. Et à l’exception de Guelph, Vancouver et Victoria, toutes les collectivités de Signes vitaux et les moyennes nationales démontraient des inégalités croissantes entre le revenu des immigrants récents et celui des non-immigrants pour les années 2000 à 2005.16

- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-VI-3-b.pdf
- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-VI-3-b.pdf
- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-VI-3-b.pdf
Arts et culture
On dénote un regain d’intérêt des Canadiens pour les arts de la scène. Le secteur canadien des arts et de la culture génère des milliards de dollars dans l’économie nationale et emploie plus d’un demi-million de personnes. De plus, une étude récente a démontré que les arts peuvent également renforcer notre tissu social.17 Selon un certain nombre d’indicateurs sociaux, on a constaté que les personnes qui assistent à des manifestations des arts de la scène (notamment le théâtre, la musique populaire, la musique classique, la danse ou l’opéra) disent avoir un plus grand sens de l’engagement social que les personnes qui n’y assistent pas : elles font beaucoup plus de bénévolat et de dons, s’impliquent davantage auprès de leurs voisins et des clubs, et se considèrent en meilleure santé que les personnes qui n’assistent pas à ces manifestations. Dans une proportion de 41,2 %, les adultes canadiens ont dit avoir assisté à un spectacle ou à une manifestation artistique en 2005 — alors qu’ils n’étaient que 37,6 % à l’avoir fait en 1998 — et ce taux était tout près du taux de participation rapporté en 1992 (42,4 %).18
- Les effets sociaux de la culture : statistiques exploratoires, Hill Strategies Recherche inc., mars 2008
- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-VII-3.pdf
Evironnement
On estime que, cette année, 21 000 Canadiens mourront à cause de la pollution de l’air.19 Et, selon l’Association médicale canadienne, ce nombre ne cessera d’augmenter au cours des prochaines années si la qualité de l’air ne s’améliore pas. Des concentrations plus élevées d'ozone troposphérique (surtout dues aux gaz d’échappement des véhicules automobiles et aux émissions industrielles) et de très petites particules de matière en suspension diminuent la qualité de l'air et représentent pour notre santé des risques aigus et à long terme. Cette année, en raison de l'exposition à la pollution de l’air, on s’attend au Canada à plus de 92 000 visites aux services d’urgence et à plus de 11 000 hospitalisations. On estime que près de 2 700 personnes mourront cette année à cause d'une exposition aiguë (à court terme) à la pollution de l'air, et de ce nombre plus de 80 % seront des personnes âgées. La mauvaise qualité de l'air qui entraîne des risques pour la santé est pire dans le Centre du Canada (Ontario et Québec) où les collectivités rapportent le plus grand nombre de journées où les concentrations d’ozone troposphérique et de très petites particules de matière en suspension dans l’air sont plus élevées que les normes canadiennes.20
- L'air qu'on respire : Coût national des maladies attribuables à la pollution atmosphérique, Association médicale canadienne, août 2008
- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-VIII-3-a.pdf
Travail
Le Canada a bénéficié d'une forte croissance des emplois, tout spécialement dans l'Ouest canadien. Au cours des 20 dernières années, le Canada a bénéficié d'une forte croissance des emplois : en moyenne 1,6 % par année depuis 1987, ce qui représente environ 4,5 millions d’emplois de plus pour cette période.21 Avec un taux moyen de croissance annuelle de 1,9 % depuis 2000, les emplois ont augmenté plus rapidement au Canada que dans tout autre pays du G7.22
De 2000 à 2007, les emplois se sont accrus de 14,2 % au Canada et on a connu un boom des emplois à Calgary (25,6 %) et à Red Deer (33,3 %). Fredericton a aussi expérimenté une importante croissance économique de 22,3 % au cours de la même période.23
- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-IX-3-a.pdf
- Calculé par le Centre d’études des niveaux de vie avec données qui proviennent de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques.
- http://www.vitalsignscanada.ca/rpt2008/table-IX-3-a.pdf
Appartenance et Leadership
Croyez-moi, chaque vote compte.
Al Gore
Même dans les collectivités où le taux de participation électorale est le plus fort, plus du quart des Canadiens inscrits sur la liste des électeurs ne vont pas voter; dans certaines collectivités, ce taux est plus près de la moitié. Depuis 1988, la participation aux élections fédérales a chuté régulièrement au Canada, passant d'une moyenne d’environ 75 % au cours de la période suivant la Deuxième Guerre mondiale à 64,7 % pour la dernière élection fédérale (2006). Parmi les collectivités de Signes vitaux, Oakville (Ontario) a connu le plus fort taux de participation, soit 73,9 %, tandis que Medicine Hat (Alberta) a connu le taux le plus faible, soit 56,3 %.24
Bien qu'ayant établi des liens évidents entre l'âge et le taux de participation électorale, dans une étude datant de 2003 Élections Canada a également constaté que « les gens sont moins susceptibles d'aller voter s’ils ont l'impression de n’exercer aucune influence sur les actions du gouvernement, s'ils ne croient pas que le fait de voter est un acte civique essentiel, ou s’ils ne pensent pas que la lutte électorale est suffisamment serrée pour que leur vote puisse avoir un effet sur les résultats». Et selon ce rapport, le taux de participation électorale pourrait continuer à chuter.25




