Influence des rapports
Avec le soutien de leur fondation communautaire, des collectivités de partout au Canada utilisent Signes vitaux pour cerner les priorités et entreprendre des actions pour améliorer la qualité de vie à l'échelle locale.
Montréal
Sécurité
Une drôle d’approche - Fondation du Grand Montréal
Même si le sujet n'a rien de drôle, l'idée de créer une bande dessinée sur le thème de l'intimidation a stimulé l'imagination des jeunes de Montréal.
Touche pas à ma planche !, qui s'adresse aux jeunes de 12 à 17 ans, a été organisé dans plusieurs bibliothèques et centres jeunesse et, devant sa popularité, dans cinq écoles montréalaises, francophones et anglophones.
Le programme a reçu une subvention de 10 000 $ de la Fondation du Grand Montréal après que le rapport Signes vitaux local ait révélé que les crimes haineux et l'intimidation étaient surtout le fait de jeunes.
Touche pas à ma planche ! est une initiative conjointe de la Fondation Métropolis bleue et de la Bibliothèque de Montréal. Durant plus d’un mois, des étudiants ont pu s’exprimer sur le sujet de l'intimidation et du taxage par le biais de la bande dessinée. Ils ont été conseillés par des auteurs et illustrateurs professionnels, un psycho-éducateur spécialiste des questions d’intimidation, des enseignants et des animateurs de leur école.
« La question de la violence, de l'intimidation et de la discrimination parmi les jeunes refait souvent surface. Il est clair qu'il fallait agir, a déclaré Marina Boulos, présidente et directrice générale de la Fondation du Grand Montréal.
Touche pas à ma planche ! est une façon originale d'inciter les jeunes à explorer cette tendance troublante et à chercher des solutions. »
Chaque année, un jury choisira les meilleures bandes dessinées, qui seront publiées dans un livre. Les créations des jeunes sont aussi affichées en ligne à : www.touche-pas-a-ma-planche.com.
Guelph
Santé
À l'aide des jeunes parents - Guelph Community Foundation
Les jeunes parents ont souvent la vie dure. Problèmes de stabilité financière, difficulté à concilier études, travail et responsabilités parentales, ou tout simplement manque d'expérience pour faire face à certains des défis d’être parent.
Alisha, par exemple, est étudiante au niveau collégial, tandis que son conjoint, Sean – qui n'a pas eu d'emploi stable depuis un bon moment – s'occupent à temps plein de leurs deux petites filles âgées de trois et dix-huit mois. Les obstacles leur semblent parfois insurmontables.
Ils peuvent cependant participer à la Young Parents Resource Night, une rencontre hebdomadaire organisée par le Centre de ressources communautaires (CRC) de Fergus, en partie grâce à une subvention de 3 000 $ de la Guelph Community Foundation.
« Sans le soutien de la fondation, ce programme n'aurait pas vu le jour. Nous savions que le besoin était là. La subvention nous a donné la possibilité d'y répondre », raconte Naomi Melnick, directrice des services de soutien au CRC du nord et du centre de Wellington.
Le programme met en lien des mères et des pères de 16 à 24 ans avec un animateur du CRC, afin de contrer l'isolement, la dépression et les frustrations que vivent parfois ces jeunes parents. Le programme attire régulièrement une dizaine de parents intéressés à discuter de leurs défis quotidiens.
Le programme leur fournit également des renseignements pratiques, notamment sur la croissance et le développement des enfants, sur les possibilités de formation et de travail, ou sur la façon de profiter au mieux du système de santé.
Tandis que Sean s'entretient avec un conseiller en emploi, Alisha expose ses inquiétudes à une infirmière en santé publique. Elle découvrira ainsi qu'elle souffre d'une mastite et obtiendra le soutien nécessaire pour pouvoir continuer à allaiter. Le couple apprend aussi à préparer un chili peu coûteux à la dinde et aux trois haricots, pendant que leurs filles explorent divers jeux en compagnie d'une autre personne du programme.
« Nous sommes ravis des ressources que ces jeunes parents ont pu découvrir autour d'eux. Nous sommes convaincus que ces liens essentiels amélioreront leur vie et celle de leurs enfants, conclut Mme Melnick.
Saint-Jean, NB
Inégalités socio-économiques
Un lien essentiel - Greater Saint John Community Foundation
Depuis son premier rapport il y a quatre ans, la Greater Saint John Community Foundation a utilisé Signes vitaux comme outil d'évaluation des demandes de subventions. Elle passe maintenant à une nouvelle étape et attend des organismes de bienfaisance qu'ils associent leurs demandes aux enjeux et défis soulevés dans son rapport Signes vitaux.
« C'est un changement de cap important, affirme Jane Barry, directrice générale de la fondation.
« Nous comptons au sein de notre collectivité des centaines d’organismes caritatifs. Nous nous considérons chanceux de pouvoir compter sur autant de gens et de groupes engagés, mais nous ne pouvons pas tous les soutenir financièrement. Nous avons donc dû faire le meilleur usage possible de nos fonds en nous basant sur l'information dont nous disposons sur les besoins les plus pressants et les tendances les plus fortes. »
Ainsi, les données de Signes vitaux ont récemment incité un donateur de longue date à faire un don spécial pour aider des étudiants aux prises avec des problèmes financiers.
« Lorsque nous avons souligné que la situation de certains élèves était telle que leurs besoins élémentaires, comme manger, n'étaient pas comblés, ce donateur nous a proposé de faire un don à deux écoles en particulier, l'une élémentaire, l'autre secondaire », explique Mme Barry.
Les 2 000 $ de ce donateur ont servi à assurer aux élèves de ces écoles un lunch adéquat pour qu'ils puissent mieux profiter de leur journée scolaire.
C'est ce genre de lien entre les ressources et les besoins immédiats et à long terme que cherche à promouvoir la fondation grâce à son nouveau protocole de subventions.
« Les rapports Signes vitaux nous sont utiles dans l'octroi de nos subventions, mais nous sommes convaincus qu'ils ont une portée plus large », précise Mme Barry.
Un récent forum a attiré des représentants de nombreux organismes de financement qui s'attaquent aussi bien à des problèmes à grande échelle qu'à des causes locales ciblées. Ils étaient tous intéressés à en savoir plus sur Signes vitaux.
« Ils ont posé une foule de questions et ont trouvé notre présentation très instructive. »
Toronto
Éducation
Des écoles ouvertes. Des enfants en sécurité. Des collectivités fortes – Toronto Community Foundation
Lorsque la cloche de l'école sonne la fin de la journée, de nombreux enfants, surtout parmi les plus pauvres, n'ont nulle part où aller.
Selon le rapport Toronto's Vital Signs, d'est durant la période entre 15 h 30 et 18 h que les jeunes courent le plus de risques de se joindre à des gangs de rue, d’adopter des comportements délinquants ou d'être victimes d'actes criminels.
« Les jeunes doivent avoir accès à des activités saines et positives après l'école, sinon ils courent de graves risques. C'était la même chose quand j'étais jeune, mais les écoles actuelles n'ont plus le financement nécessaire pour offrir de tels programmes. Il est plus important que jamais de bien comprendre comment optimiser nos ressources », affirme Rahul Bhardwaj, président-directeur général de la Toronto Community Foundation.
Pour contrer le problème, la fondation, le conseil scolaire du district de Toronto et la Foundation for Student Success ont mis sur pied un nouveau programme.
Sept écoles secondaires de quartiers défavorisés resteront ouvertes de 15 h 39 à 20 h pour offrir à plus de 3 000 jeunes des activités, des repas nourrissants et un lieu de rencontre sécuritaire.
Le programme prévoit un club de devoirs, des ateliers de mise à niveau, des sports, de la musique, des arts, du théâtre et des cours de cuisine communautaires. Il y aura également des rencontres d'information et des ateliers à l'intention des parents, notamment pour leur apprendre à aider leurs enfants dans leurs travaux scolaires.
« Le programme Beyond 3:30 est un merveilleux exemple du rôle du rapport Signes vitaux dans l'orientation optimale de nos ressources. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec nos partenaires pour créer un programme qui aidera vraiment les jeunes de ces quartiers à réussir », ajoute M. Bhardwaj.
Beyond 3:30 s'inspire d'un projet pilote, réalisé dans une école primaire d'un quartier défavorisé de Toronto, qui a connu un immense succès notamment sur le nombre de suspensions et de retards, l'assiduité et les résultats en mathématiques. Les deux visent à sortir les adolescents de la rue et des centres commerciaux et à les inciter à s'adonner à des passe-temps plus constructifs.
Plus de 20 titulaires de fonds et donateurs de la Toronto Community Foundation ont soutenu cette importante initiative, motivés par les données présentées dans le rapport Signes vitaux.
Medicine Hat
Environnement
Dons ou déchets ? - Community Foundation of Medicine Hat and Southeastern Alberta
Les organismes de bienfaisance de Medicine Hat savaient que le dépôt illégal de déchets dans leurs boîtes de don pouvait constituer un problème. Ils ne savaient pas par contre qu'il prendrait des dimensions énormes.
Lorsque le rapport Signes vitaux a révélé qu'il en coûtait à deux organismes caritatifs locaux 33 000 $ par année pour se débarrasser des dons inutilisables laissés sur leur perron, le milieu a décidé d'agir. Une étude subséquente a confirmé le problème : quatre autres organismes locaux dépensaient tous les ans 100 000 $ pour se départir des biens inutiles.
« C'est autant d'argent que nous n'avons pas pour assurer à la population nos programmes et services, fait remarquer Lois Bourassa, directrice générale de l'Association canadienne pour la santé mentale (ACSM). C'est tellement ridicule, et je crois que c’est ce qui a frappé la fondation communautaire. »
La Community Foundation of Medicine Hat & Southeastern Alberta a facilité un partenariat entre l'ACSM, REDI Enterprises Society, l'Armée du Salut et l'Association canadienne du diabète pour s'attaquer au problème. Elle a aussi organisé une activité publique baptisée Donating or Dumping (Dons ou déchets).
Le sous-comité anti-déchets a sollicité l'appui des services de police et des médias locaux pour diffuser de l'information à la population. Ce comité poursuit d'ailleurs toujours son action.
En août, l'ACSM a inauguré une solution-maison pour les dons effectués en dehors des heures d'ouverture : des casiers en bois de différentes tailles, construits sur place par des membres de l'Alberta Job Corps.
« Je dirais qu'ils sont efficaces à 95 pour cent, de dire Mme Bourassa au sujet des quelque 40 casiers, dont deux de 10 mètres de hauteur pour les dons de meubles. Il se peut que nous ayons inventé un prototype dont pourrait s'inspirer d'autres magasins de biens d'occasion à vocation caritative. »
C'est ce genre d'action et de partenariat que peut stimuler le rapport Signes vitaux et qui le rend si précieux, soutient Jennifer Thompson, coordonnatrice des retombées locales à la fondation.
Un problème dont on ne soupçonnait pas l'ampleur est devenu tout à coup plus gérable. »
Ottawa
Nouveau départ
Aide à domicile pour les familles - Fondation communautaire d'Ottawa
« Avant, je me sentais perdue. HIPPY m'a aidée à connaître les besoins de mes enfants. »
C'est en ces termes que Najat, mère de Bassil, quatre ans, décrit l'intervention de Home Instruction for Parents of Preschool Youngsters (HIPPY), un programme soutenu par la Fondation communautaire d'Ottawa depuis sa création en décembre 2008.
« La plupart de nos subventions se font en collaboration avec les donateurs de la fondation, qui comptent sur nous pour identifier les enjeux et tendances actuels et émergents correspondant à leurs intérêts. Le rapport Signes vitaux d'Ottawa contribue de plus en plus à informer ces donateurs, affirme Anita James, directrice des subventions et des initiatives communautaires à la fondation.
Dans notre rapport de cette année, plusieurs indicateurs laissaient entrevoir la nécessité d'aider à la préparation des jeunes afin d'assurer leur réussite à l'école et dans la vie. Notre rapport et les programmes locaux existants ont contribué à sensibiliser la population à ces enjeux. »
Hébergé par le Centre des services communautaires Vanier, HIPPY soutient actuellement 45 familles d'origines culturelles diverses, ayant des enfants de trois et quatre ans, qui habitent Vanier, Overbrook, Lowertown, Centretown, Hunt Club et South Bank.
Les intervenants à domicile parlent plusieurs langues. Dans le cadre de visites d'une heure, ils enseignent aux parents à l'aide de jeux de rôle des activités éducatives pour leurs enfants. Plus confiants dans leurs capacités, les parents peuvent ainsi devenir les meilleurs professeurs de leurs enfants. HIPPY organise aussi toutes les deux semaines des sorties en groupe, afin d'inciter les familles à participer pleinement à la vie collective.
« Ces sorties sont une véritable fête pour Bassil, lance Najat. Il apprend à connaître son quartier, il fait du bricolage et joue à des jeux en anglais, en français et en arabe. »
Calgary
Transport
Une vision qui fait son chemin - The Calgary Foundation
Mettre en place le meilleur système de transport adapté aux aînés en Amérique du Nord. Un objectif noble que se sont fixé des leaders locaux soucieux de l'isolement des aînés identifié dans le rapport Signes vitaux, et que The Calgary Foundation contribue à réaliser.
« Cet objectif a orienté notre vision et notre action auprès des personnes âgées. Il nous a amenés à soutenir plusieurs initiatives locales qui s'inscrivaient dans cette vision », explique Dan Thorburn, vice-président, Subventions et initiatives locales.
Le Seniors Social Link, coordonné par le Calgary Seniors Resource Centre, permet à des aînés isolés ou à faible revenu de se rendre à des activités récréatives grâce à la collaboration des membres de l'association des concessionnaires automobiles de Calgary qui mettent leurs voitures et chauffeurs à sa disposition durant les heures peu occupées. Autre exemple : les Bus Buddies, un programme, coordonné par ElderNet et les services familiaux de Calgary, qui permet aux aînés de se faire accompagner par des bénévoles dans leurs déplacement en autobus et en C-train.
Dans les deux cas, la fondation communautaire de Calgary a financé le projet pilote à hauteur de 70 000 $ dans le premier cas et de 40 000 $ dans le second.
La fondation n'a pas fait que financer les initiatives : elle a agi comme leader auprès des organismes intéressés à participer au mouvement, seuls ou en équipes.
« Nous avons sollicité et encouragé les projets. Nous ne nous sommes pas contentés de rester sagement assis à attendre qu’on cogne à notre porte, confie M. Thorburn.
C'est une vision ambitieuse : il y a tellement d'éléments et d'organismes à mettre en place. Notre rôle consiste notamment à sensibiliser davantage d'organismes pour les inciter à intégrer notre vision dans leurs activités. Nous pouvons ensuite les soutenir dans la mise en œuvre de leurs initiatives. »
Kitchener/Waterloo
Éducation
Vital Signs, pour en apprendre plus - Kitchener and Waterloo Community Foundation
Dans le but de surmonter le décès de son fils de 15 ans il y a deux ans, Suzanna Walter a décidé d'aider d'autres adolescents à progresser dans la vie.
L'Alex Schmidt Memorial Fund, établi à la Kitchener and Waterloo Community Foundation (KWCF), soutient Passeport pour ma réussite (Pathways to Education), un programme qui cible les jeunes vulnérables ou de quartiers défavorisés. Son objectif : les motiver à aller à l'école, à obtenir leur diplôme et à poursuivre des études postsecondaires.
« Le legs d'Alex se perpétuera à travers la vie des jeunes qui bénéficient du fonds », confie Mme Walter, qui travaille aussi comme mentor bénévole à Passeport.
La présidente-directrice générale de la fondation, Rosemary Smith, a découvert ce programme il y a trois ans, alors que la KWCF et une fondation partenaire mettaient la touche finale au premier rapport Signes vitaux de la région de Waterloo.
Comme elle avait le rapport entre les mains, elle connaissait les statistiques locales : même si la ville abrite deux universités de classe internationale et le meilleur collège au Canada, seuls 47,4 pour cent de la population détenaient une formation postsecondaire quelconque.
En collaboration avec des collègues de Centraide, la KWCF a organisé un forum réunissant Passeport et le Catholic Family Counselling Centre, qui héberge le programme pour la localité. La fondation s'était déjà engagée à verser près de 180 000 $, par le biais de son fonds sans restriction et de fonds orientés par le donateur ; les participants au forum ont apporté une contribution supplémentaire de 550 000 $ pour assurer les premières années de Passeport.
Le programme, qui a connu un succès immense dans le quartier torontois de Regent Park, a été étendu depuis à cinq autres collectivités, notamment à Kitchener.
Mme Smith souligne que ce n'est pas le seul exemple de l'influence du rapport Signes vitaux.
« Nous pourrions citer des centaines de cas où le rapport Signes vitaux a mis en lumière un enjeu ou un besoin et où nous avons pu établir des liens avec des organismes et la population. Nous pouvons constater l'effet catalyseur de Signes vitaux sur la vie des gens. »
Victoria
Santé
Repartir du bon pied - Victoria Foundation
La Victoria Foundation va de l'avant avec un nouveau programme qui vise à favoriser par la course à pied la santé et l'autonomie des sans-abri de la ville.
Every Step Counts, lancé en février, est un programme de mentorat qui s'adresse aux personnes aux prises avec des problèmes d'hébergement, de santé mentale et de toxicomanie.
« Nous nous efforçons de tenir compte des constats du rapport Signes vitaux et d'agir en conséquence, de dire Sandy Richardson, PDG de la fondation. Or, nos trois éditions annuelles de Signes vitaux avaient toutes soulevé les enjeux liés à l'itinérance. »
La Victoria Foundation a donc consenti 100 000 $ à une coalition de lutte contre l'itinérance, la Greater Victoria Coalition to End Homelessness, pour soutenir un éventail d'initiatives. Mais, Mme Richardson, qui souhaitait faire plus, s'est inspirée d'un programme de course à pied implanté à Philadelphie.
La fondation a donc dégagé une somme de 25 000 $ et s'est associée à Frontrunners Victoria et à la Victoria Cool Aid Society, un organisme sans but lucratif qui dirige notamment un centre d'activités communautaires, pour donner le coup d'envoi de son programme Every Step Counts.
« Lorsque vous voyez une personne qui craint de sortir de son appartement depuis un mois, courir toutes les semaines au sein d'un groupe et commencer à socialiser, c'est fantastique », raconte Mme Richardson, qui pratique elle-même la course à pied.
Le groupe, qui a commencé avec 12 participants, en compte aujourd'hui 30. Au cours des huit derniers mois, plusieurs de ses membres ont participé aux 10 km de la course Times Colonist TC et aux 5 km des Sidney Days. Certains songent même s'inscrire en octobre au marathon Royal Victoria.
« Les gens se sentent plus alertes, plus en lien avec la collectivité ; ils ont l'endurance nécessaire pour marcher jusqu'à l'épicerie et l'énergie pour interagir », a expliqué au Globe and Mail Drew Barnes, coordonnateur de l'hôpital psychiatrique de jour Royal Jubilee. Il encourage fortement ses patients à se joindre à Every Step Counts.
« Ce programme se veut une solution à de nombreux problèmes identifiés dans le rapport Signes vitaux, ajoute Mme Richardson. Nous sommes fiers de son effet sur notre collectivité. »
Sudbury
Arts et culture
Jazzer les arts de la scène - Fondation communautaire de Sudbury
Agir avec tambours et trompettes !
Lorsque la Fondation communautaire de Sudbury a constaté, à la lumière des indicateurs de Signes vitaux, que sa ville accusait un retard en arts et culture, elle ne s'est pas contentée de lancer une campagne de dotation pour les arts de la scène : elle a créé un festival de jazz.
« Nous recherchions un projet qui rejoigne l'ensemble de la population. La solution s'est imposée d'elle-même : les festivals de jazz connaissent toujours du succès », affirme Carmen Simmons, directrice générale de la Fondation communautaire de Sudbury.
Un comité local, composé de leaders amateurs de jazz, a amorcé le mouvement avec le soutien de Science Nord pour le lieu, et de la Société de développement du Grand Sudbury qui a fourni 65 000 $. D'autres commanditaires et bénévoles spécialisés dans la planification événementielle et les relations publiques se sont ajoutés.
L'année inaugurale de Jazz Sudbury a été un pur plaisir. Elle a été lancée en mars avec le Cabaret 2009 et le concours de jeunes talents amateurs 2009. Le 11 septembre, les Shuffle Demons ont donné le coup d’envoi du festival dans le cadre d’un spectacle gratuit, alors que la journée du 12 a été dominée par le très populaire Michael Kaeshammer. Joe Sealy & the Jazzbirds, le Sudbury Jazz Orchestra, le Reg Schwager Quartet, Angela Scappatura et le Jeanette Lambert Quartet ont également été de la partie.
« Nous avons connu un immense succès », de dire Mme Simmons.
L'événement se voulait une réponse au rapport Signes vitaux de la grande région de Sudbury, qui avait révélé que le soutien médian per capita aux arts n'était que de 1,58 $ à Sudbury, comparativement à 4,46 $ à Thunder Bay et 3,04 $ dans la région de Toronto.
« Signes vitaux nous aide à assumer notre rôle de leader local, affirme Mme Simmons. Une partie des recettes du festival est versée à un fond de dotation dédié aux arts de la scène, le reste servant à défrayer son organisation.
Oakville
Appartenance et leadership
Avoir foi dans Signes vitaux - Oakville Community Foundation
Quand on pense à Oakville, on imagine une jolie ville sur les rives du Lac Ontario, où la pauvreté n'est pas un enjeu puisqu'elle jouit du revenu per capita le plus élevé au Canada. Mais cela ne signifie pas que tout y soit rose
« Comme c'est une collectivité très riche, les problèmes sont bien cachés, de dire Anne Miskey, directrice des initiatives locales et du marketing à la Oakville Community Foundation.
Le rapport Signes vitaux de Oakville a permis de mettre en lumière le manque d'activités pour les jeunes, en particulier les jeunes issus de familles à faible revenu ou immigrantes. »
Ce constat et le fait que les organismes religieux « soient souvent la première ligne de soutien en cas de problème » ont incité la fondation à diffuser les résultats de Signes vitaux auprès des églises, des synagogues et des mosquées.
« L'effet a été incroyable, raconte Mme Miskey. De nombreux groupes religieux locaux utilisent maintenant le rapport Signes vitaux et incitent les membres de leur confession à s'intéresser aux enjeux locaux. L'objectif n'est pas de promouvoir la religion, mais plutôt de rejoindre les gens de leur communauté. »
Ainsi, avec l'appui de la fondation, l'église anglicane St. Aidan a transformé son immeuble en espace communautaire. Un nouvel organisme de bienfaisance, Arts for Children and Youth in Oakville, utilise maintenant les lieux pour offrir des activités de théâtre, de musique, d'arts visuels et de cuisine après l'école.
« Ce qui est génial, c'est que ce programme ne s’adresse pas uniquement aux jeunes défavorisés. Il est ouvert aux jeunes de toutes conditions et de tous âges », ajoute Mme Miskey, qui compte y envoyer ses enfants.
Plusieurs titulaires de fonds de la fondation ont choisi de soutenir le programme, et ses organisateurs ont demandé des subventions additionnelles.
« Il correspond tellement bien aux besoins et aux lacunes de notre collectivité. »
Vancouver
Appartenance et leadership
Le pouls de la jeunesse - Vancouver Foundation
Le rapport Youth Vital Signs a donné aux jeunes l'occasion d'exprimer leur opinion et d'évaluer la qualité de vie à Vancouver.
Ce rapport unique servira à orienter les subventions de la Vancouver Foundation vers les quatre enjeux prioritaires identifiés par les jeunes : la pauvreté, l'itinérance, la sécurité et l'environnement.
« Ce rapport se traduira par des subventions. Le Comité de philanthropie jeunesse (CPJ) s'appuiera sur les résultats du Youth Vital Signs et la vision des jeunes qu'il véhicule pour recommander des subventions », explique Vi Nguyen, coordonnatrice des subventions et initiatives locales à la fondation, qui a également servi de mentor pour ce projet.
En effet, les conclusions du rapport orienteront le CPJ dans l'octroi d'environ 80 000 $ de subventions cette année.
Inspiré du rapport annuel Signes vitaux de la fondation, cette édition jeunesse est le fruit d'un effort local collectif coordonné par un groupe de 19 jeunes de tous horizons, âgés de 15 à 24 ans.
Le sondage, qui a permis d'établir en ordre de priorité les 12 grands secteurs de la vie à Vancouver, a rejoint 1 700 répondants. Un autre sondage texto indépendant sur l'engagement citoyen et le vote a obtenu 3 000 réponses.
Les résultats de ces sondages ont été dévoilés le 2 juin lors d’une réunion du conseil municipal de Vancouver, puis présentés à l'exécutif de la ville, dans le cadre de la Taking Stock of Youth Well-Being Conference, dans des écoles, à des groupes de jeunes et autres organismes locaux intéressés.
« Il faut vraiment que les gens sachent ce que pensent les jeunes afin de pouvoir les aider », a déclaré Hawa Mire, 20 ans, membre de l'équipe.
« À mon avis, c'est tout à fait unique, de dire Mme Nguyen au sujet de cette initiative. Le rapport est excellent, mais ce qui m'a le plus frappé comme mentor, c'est la capacité de ce groupe de jeunes à travailler ensemble. »
Photos
Montréal - BD de Alicia Pellegrin-Viger
Saint-Jean - Photo : gracieuseté de The Greater Saint John Community Foundation
Toronto - Photo : gracieuseté de la Toronto Community Foundation
Medicine Hat - Photo : gracieuseté de la Community Foundation of Medicine Hat & Southeastern Alberta
Ottawa - Photo : gracieuseté du programme HIPPY
Calgary - Photo : gracieuseté de The Calgary Foundation
Kitchener/Waterloo - Photo : gracieuseté de Passeport pour ma réussite
Victoria - Photo : gracieuseté de la Victoria Cool Aid Society
Sudbury - Photo : gracieuseté de la Fondation communautaire de Sudbury
Oakville - Photo : gracieuseté de Kieley Photography
Vancouver - Photo : gracieuseté de la Vancouver Foundation




