Signes vitaux - Les fondations communautaires prennent le pouls des villes canadiennesFondations communautaires du Canada

Rapport national Signes vitaux 2007

NOUVEAU DÉPART

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«Bien que la population immigrante au Canada présente un taux de participation plus élevé et un taux de chômage moins élevé que dans de nombreux autres pays, notre croissance économique et notre compétitivité dépendent de notre rapidité et de notre efficacité à intégrer les immigrants au marché du travail et à nos collectivités. Nous considérons l’expérience internationale comme un atout et cherchons des moyens d’en tirer un avantage concurrentiel, de diversifier notre clientèle, de générer des idées novatrices et de parfaire notre connaissance des marchés mondiaux. Pour contrer la pénurie de main-d’œuvre et soutenir la croissance de notre économie, il est crucial que nous adoptions des politiques d’immigration et d’intégration efficaces, ainsi que des méthodes d’emploi axée sur la diversité des compétences.» Continue

Zabeen Hirji, chef des ressources humaines, RBC

Que nous en soyons conscients ou non, l’immigration concerne chaque citoyen canadien et chaque collectivité. La croissance et la prospérité de notre pays dépendent des nouveaux arrivants. Les deux tiers de la croissance de la population et 70 % de la croissance nette de la main-d’œuvre reposent sur l’immigration.11

La population canadienne est l’une de celles qui comptent le plus de personnes nées à l’étranger.12. En 2001, 18,4 % de la population provenaient d’ailleurs. Parmi ces nouveaux arrivants, les minorités visibles occupent une place de plus en plus importante. Terre d’immigration depuis longtemps, le Canada verra son avenir forgé plus que jamais par ces nouveaux arrivants. La façon dont nous les accueillons et que nous les aidons à s’établir s’avère donc plus importante que jamais.

Même si le taux de chômage au Canada diminue, les nouveaux immigrants ont plus de difficulté que les autres citoyens à se trouver du travail. Les données du recensement de 2006 n’ont pas encore été publiées. Néanmoins, celles de 2001 révélaient que les immigrants récents, c’est-à-dire arrivés au pays au cours des cinq dernières années, étaient près de deux fois (1,72 fois pour être exact) plus susceptibles d’être au chômage que les personnes nées au Canada. Cet écart était encore plus grand dans les villes à forte immigration.


Source: Statistique Canada 13

Cette situation est d’autant plus inquiétante que les immigrants n’ont jamais été aussi scolarisés et qualifiés.

Les candidats à l’immigration sont évalués à l’aide d’un système de points qui favorise l’éducation et les qualifications, forme de promesse tacite de trouver un emploi dans leur domaine. Pourtant, de nombreux immigrants constatent que les compétences qui leur ont ouvert les portes du pays ne leur donnent pas accès au marché du travail.

Une étude a démontré que de nombreux immigrants parmi les plus compétents ont tellement de mal à trouver du travail qu’ils quittent rapidement le Canada. Les études révèlent également que les immigrants arrivent au pays en meilleure santé que les personnes nées ici, mais qu’ils perdent graduellement cet avantage14.

«Mon mari et moi sommes entrés au Canada grâce au système de points. Nous avons été admis en raison de notre scolarité, de notre connaissance de l’anglais et d’autres facteurs. Cependant, une fois arrivés ici, il n’y avait pas d’emploi. Nos diplômes ne valaient absolument rien. » Participante à un groupe de discussion, S’établir au Canada ?

À la lumière de ces problèmes d’emploi, il n’est pas étonnant de constater au sein de la population immigrante un taux de pauvreté nettement supérieur à la moyenne canadienne : en 2001, 35 % des personnes immigrées depuis 1991 vivaient sous le seuil de la pauvreté (mesure établie selon la MFR avant impôts – plus de détails sur les mesures de pauvreté à la section Inégalités socio-économiques).

« Les coûts de l’inutilisation des compétences des nouveaux arrivants sont nombreux. Ils ont des répercussions au Canada, dans les pays d’origine et sur les immigrants eux-mêmes ainsi que sur leurs familles. Au plan économique, ces coûts englobent la pénurie de main-d’œuvre, un recyclage professionnel superflu, une plus lourde charge pour les programmes sociaux, la perte de revenus fiscaux potentiels et une augmentation générale de la pauvreté chez les immigrants. Au plan social, l’exclusion des nouveaux arrivants est lourde de conséquences pour les relations ethniques et raciales, les droits de la personne, le processus d’établissement et la santé mentale. » S’établir au Canada ? Entraves politiques et juridiques

Passons à l’action

La Maytree Foundation est un organisme canadien établi depuis 1982. Pour elle, l’immigration et l’urbanisation sont des éléments déterminants du paysage canadien. Elle s’efforce donc d’accélérer l’établissement des réfugiés et des immigrants dans les grands centres urbains. La fondation Maytree cherche également à renforcer la vitalité de la société civile en soutenant l’émergence de leaders et d’organismes forts.

La fondation a notamment mis sur pied le Toronto Region Immigrant Employment Council (TRIEC), un conseil multisectoriel où se retrouvent employeurs, organismes de réglementation professionnelle, établissements d’enseignement postsecondaires, services d’évaluation, syndicats, associations professionnelles d’immigrants, organismes communautaires et les trois échelons de gouvernement. Ce groupe se penche sur un problème urgent : l’intégration adéquate des immigrants qualifiés sur le marché du travail. Le TRIEC a notamment réussi à mettre sur pied un programme de mentorat, le Mentoring Partnership, un partenariat d’organismes communautaires et d’entreprises qui jumelle des immigrants qualifiés et des professionnels établis. Lancé en novembre 2004, le programme a favorisé plus de 2 000 liens de mentorat qui ont permis à 70 % des mentorés de se trouver du travail.

Dans la même veine, l’Immigrant Access Fund de la Calgary Foundation accorde aux immigrants des prêts pouvant atteindre 5 000 $ pour financer le processus d’agrément (frais d’études et d’examen, notamment) qui leur ouvrira les portes du marché du travail canadien.

Le Waterloo Region Immigrant Employment Network a pour but d’assurer une meilleure utilisation des compétences des personnes immigrantes, dans l’intérêt des nouveaux arrivants eux-mêmes et de leur famille, de l’économie locale et de l’ensemble de la collectivité. Ce réseau d’emploi regroupe des organismes de financement, des entreprises, des immigrants, des enseignants, les gouvernements et des organismes communautaires locaux. La Kitchener and Waterloo Community Foundation a été parmi les premiers à contribuer à ce programme.

Signes vitaux
Les fondations communautaires
2008 National Vital Signs Report
Introduction and Summary
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2007 National Vital Signs Report
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